Un système de mobilité difficilement soutenable
Depuis plusieurs décennies, l’aménagement du territoire s’est essentiellement construit autour de la voiture. Éloignant les habitantes et habitants des zones d’emplois, des commerces et services…, l’étalement urbain génère des besoins accrus de mobilité et, ce faisant, nourrit la dépendance à la voiture.
Cette dépendance à la voiture a structuré un système de mobilité qui n’est plus soutenable :
- pour les territoires, pour qui l’extension et l’entretien du réseau routier sont coûteux, de même que les externalités du transport routier. La place prééminente de la voiture dans l’espace public pèse également négativement sur le développement des modes de transport alternatifs et la qualité du cadre de vie, fragilisant l’attractivité des centres-bourgs ruraux ;
- pour l’environnement : le secteur des transports reste le premier émetteur de gaz à effet de serre, peinant à réduire ses émissions. Or les zones peu denses sont, de par leurs caractéristiques de mobilité, surreprésentées dans les émissions liées au transport ;
- pour la santé publique, à travers l’accidentologie et les pollutions induites par la circulation routière, ou encore la sédentarité auxquels les déplacements motorisés participent.
3 602 communes à habitat dispersé en Nouvelle-Aquitaine, dont 1 549 à habitat très dispersé
180 000 kilomètres de route en Nouvelle-Aquitaine
44 % : part des transports dans les émissions de gaz à effet de serre en Nouvelle-Aquitaine (34 % au niveau national)
- 31 % : objectif de réduction des émissions de GES liées au transport à l’horizon 2030 (par rapport au niveau de 2022)
42 % : part des territoires peu denses dans les émissions nationales de GES liées au transport
7 heures : durée quotidienne moyenne d’activités sédentaires des adultes
43 % : part des émissions d’oxydes d’azote émises par le transport routier en Nouvelle-Aquitaine
Au-delà de la satisfaction des besoins individuels de déplacement, porteuse de forts enjeux sociaux évoqués dans la fiche précédente, la mobilité présente également une dimension collective.
La dépendance à la voiture, plus particulièrement marquée dans les territoires peu denses, a structuré un modèle de mobilité qui n’est aujourd’hui plus soutenable.