Les difficultés d’accès à la mobilité, catalyseur d’inégalités sociales dans les territoires ruraux
La dépendance à la voiture individuelle, particulièrement marquée dans les zones peu denses, rend vulnérable une partie des populations rurales dans leurs déplacements.
N’ayant pas ou difficilement accès, pour différentes raisons, à la mobilité, certaines personnes sont « prisonnières » de leur espace de vie. D’autres sont mobiles, mais fragilisées par le coût des déplacements automobiles. Dans les zones peu denses où les alternatives sont limitées voire inexistantes, toutes les personnes qui ne peuvent pas conduire ou disposer d’un véhicule sont plus particulièrement vulnérables.
Renoncements à se soigner, se former, se rencontrer, se divertir… Les difficultés de mobilité ont des conséquences directes sur la vie quotidienne des populations, allant jusqu’à conduire à de véritables situations d’isolement voire d’exclusion sociale.
La précarité face à la mobilité est ainsi un catalyseur plus global d’inégalités sociales : elle crée et amplifie les fractures sociales, mais aussi territoriales, et fragilise un peu plus le lien social.
22 % des Néo-Aquitains en situation de précarité face à la mobilité
Une personne sur dix sans aucun équipement individuel de mobilité
Près d’un habitant sur trois (31 %) a, en zone rurale, déjà renoncé à un déplacement ces cinq dernières années
38 % des jeunes ruraux en recherche d’emploi indiquent avoir déjà renoncé à passer un entretien en raison de difficultés de déplacement
30 % des seniors immobiles sur une journée en zones peu denses
20 % des personnes en situation de handicap dans l’incapacité de se déplacer seules sur certains de leurs itinéraires