Fiche n° 5

TER et lignes routières : le réseau régional de transport

En résumé

S’ils n’ont pas vocation à irriguer les territoires jusqu’au dernier kilomètre, les réseaux régionaux de transport en commun (TER, lignes routières) ont toute leur place dans la desserte des zones peu denses.

Participant à la vitalité des territoires ruraux, ils ont vocation à constituer une armature autour de laquelle peuvent être organisés les autres moyens et services de transport, en s’appuyant sur des logiques de complémentarité et de rabattement.

Or la France a, davantage que ses voisins, désinvesti dans l’offre de transports à l’extérieur des agglomérations.

Le constat se confirme en Nouvelle-Aquitaine, où la desserte en TER ou cars interurbains se heurte, dans les zones peu denses, à deux difficultés plus particulières qui tiennent :

  • au vieillissement du réseau ferré, qui nuit à la performance et à l’attractivité des transports ferroviaires ;
  • à la relative faiblesse de l’offre ferroviaire et routière, malgré le volontarisme de la Région.

Pour répondre à une plus grande diversité de besoins de déplacement dans les zones peu denses et véritablement accélérer la décarbonation des mobilités, une nouvelle donne des transports régionaux est nécessaire. L’objectif : proposer, sur les dessertes où un potentiel de trafic est identifié, une offre dense tout au long de la journée et de la semaine. Cela ne sera toutefois possible sans une évolution du modèle de financement des mobilités et une remise à niveau du réseau ferré régional.

Chiffres clés

1,142 milliards d’euros : montant des dépenses « mobilité » inscrites au budget régional 2026 (34 % des dépenses régionales)

TER

32 lignes sur 3 410 kms (dont plus de 50 % de lignes de desserte fine du territoire)

310 haltes ou gares

775 TER par jour

102 000 voyageurs par jour

CARS RÉGIONAUX

240 lignes routières régionales

7 000 points d’arrêt