2.1 Malgré la complexité de l’analyse, de grandes thématiques récurrentes
Les grandes tendances et thématiques identifiées ne sont pas propres à la Nouvelle-Aquitaine. En effet, les doléances s’adressent en grande majorité au président de la République et au Gouvernement, comme vu précédemment, et portent en majorité sur des enjeux nationaux ou présentés comme tels. Ces tendances sont toujours en cours d’étude et certaines hypothèses restent à confirmer.
2.1.1 Les grandes thématiques abordées et les limites de l’exercice de synthèse
1. Un difficile exercice de synthèse
Plusieurs types d’analyse existent pour identifier les grandes thématiques récurrentes. Les analyses textométriques visent à identifier les mots les plus présents dans les contributions et les réseaux de mots qui y sont rattachés. Les analyses sémantiques par clusters visent à identifier des expressions ou des phrases qui résument la forte fréquence de plusieurs idées et le caractère homogène ou dispersé (plusieurs mots, plusieurs expressions) des termes associés à cette idée. Or, ces méthodes connaissent d’importantes limites (cf. encadré). L’identification des grandes tendances est très dépendante des outils utilisés et des types de catégorisation élaborés pour rendre compte des groupes de mots identifiés. Ces limites sont d’autant plus fortes dans le cas des cahiers de doléances, au regard de l’ampleur et de la diversité des doléances et en raison de la qualité très hétérogène des retranscriptions réalisées par les prestataires privés, mandatés par le Gouvernement.
L’analyse conduite par ces prestataires a été vivement critiquée par le monde académique, notamment en raison d’un manque de transparence et de rigueur méthodologique. Le découpage des contributions en « idées exprimées », la nature de l’algorithme utilisé et la rapidité d’exécution de l’analyse remettent en cause la robustesse des résultats et les interprétations que l’on peut en tirer135. En outre, en cherchant à identifier les propositions qui faisaient consensus et celles plus clivantes, l’analyse finit par mettre sur le même plan des « idées exprimées » très faiblement évoquées, selon leur méthode, avec d’autres idées bien plus présentes dans les cahiers de doléances.
Plus largement, le sociologue Bruno LATOUR estime que tout exercice de synthèse ferait « fausse route » et qu’il semble vain de vouloir extraire un « programme politique idéal » à partir des doléances136. Les logiciels d’analyse textométrique et les outils d’intelligence artificielle refaçonneraient la cohérence des contributions, en agrégeant a posteriori des « opinions personnelles d’individus éparpillés », qui ne sont pas issues d’un débat137. Les universitaires qui conduisent les enquêtes en cours défendent plutôt l’importance d’une analyse fine, contextualisée et territorialisée des contributions, qui sont issues d’une forme d’expression citoyenne libre et parfois collective : certaines contributions répondent aux précédentes, d’autres sont écrites et signées à plusieurs et toutes sont rédigées alors que le débat public est saturé par des débats et des réflexions diverses, en réponse au mouvement des Gilets jaunes.
Enfin, certaines enquêtes réalisées au niveau départemental, complétées par les lectures et analyses réalisées par le CESER, s’appuient sur des corpus moins denses et une transcription rigoureuse et leurs résultats convergent avec les résultats obtenus au niveau national, tout en y apportant des nuances et des compléments.
ENCADRÉ 3 : MÉTHODES D’ANALYSE DU CORPUS ET LIMITES
L’identification des thématiques et idées les plus fréquentes se heurtent à plusieurs limites :
- 1. La qualité hétérogène des transcriptions, réduisant la précision des analyses statistiques.
- 2. La diversité des formes et du contenu des contributions (cf. partie I).
- 3. Des idées potentiellement contradictoires et une cohérence propre à chaque contribution : chaque contribution dispose d’une cohérence qui lui est propre. L’ensemble du corpus comporte donc des constats, des cadrages et des revendications parfois contradictoires. Or, identifier les « mots » les plus fréquents au sein du corpus ne permet pas toujours de restituer la manière dont le thème est évoqué. Par exemple, « l’immigration » est peu présente dans les cahiers et lorsqu’elle l’est, elle peut être évoquée de manière positive (améliorer les conditions d’accueil, etc.) ou négative (« stopper la politique d’immigration »). De même, ce type d’analyse ne permet pas de comprendre la logique argumentative des contributions et de distinguer ainsi ce qui relève d’un constat, d’un problème identifié, d’une revendication générale ou d’une revendication très précise.
- 4. Ces méthodes permettent difficilement d’identifier les mesures présentées comme prioritaires dans les doléances qui prennent la forme d’une liste de propositions (première puce ou proposition renseignée au rang « 1 »), ni dans les doléances sous forme de récit de vie.
- 5. Enfin, les résultats des groupements de mots diffèrent selon les méthodes et les corpus. En effet, le découpage des contributions dépend des outils et des méthodes choisies. Certains travaux découpent les contributions en « mots », d’autres en « clusters », d’autres encore en « idées ». Ainsi, les tendances identifiées doivent être comparées avec précaution. Les valeurs en pourcentage ne peuvent être comparées car elles ne mesurent pas les mêmes unités. En outre, un même mot peut se trouver dans deux catégories différentes, selon les méthodes et la typologie des revendications retenues. Or, ces éléments modifient le poids statistique d’une catégorie par rapport à l’autre.
2. Catégoriser les grandes thématiques abordées dans les cahiers de doléances
Deux questions se posent ainsi : quelles sont les thématiques évoquées dans les cahiers de doléances ? Quelles sont les thématiques les plus fréquentes et présentées comme prioritaires ?
Répondre à cette deuxième question s’avère particulièrement complexe (encadré 1). Toutefois, l’ensemble des enquêtes réalisées sur les cahiers de doléances permet d’identifier des thématiques récurrentes. Sans les hiérarchiser entre elles, il s’agit d’identifier ces thématiques et les différents constats, préoccupations et revendications qu’elles agrègent.
Ainsi, au sujet des cahiers de la Gironde, Magali DELLA SUDDA identifie trois grandes branches thématiques, qui renvoient aux dimensions sociales (1) et politiques (2) de la citoyenneté, ainsi qu’aux questions relatives à l’écologie et aux transports (3) (cf. annexe 16)138. Dans le cadre du présent rapport, le CESER a choisi de s’appuyer sur cette grille de lecture dans la mesure où les lectures du CESER et l’ensemble des travaux consultés aboutissent à l’identification de ces grandes thématiques.
La citoyenneté sociale regroupe les thématiques relatives au « pouvoir d’achat », à la fiscalité et aux services publics. Ainsi, ces contributions traitent de l’insuffisance des niveaux de revenus face à la croissance des dépenses contraintes que les ménages doivent assumer (logement, carburant, énergie, eau, assurances, internet, etc.). Par rapport à la notion de « pouvoir d’achat », qui suppose un choix de consommation, la notion de « pouvoir de vivre » met l’accent sur le caractère contraint de ses dépenses. En cohérence avec le profil des contributeurs et contributrices, la revalorisation des retraites et les sujets liés aux conditions de vie des séniors sont particulièrement prégnants. Ces préoccupations s’articulent plus largement avec de nombreuses préoccupations et revendications en matière de justice sociale et fiscale. Le « rétablissement de l’ISF » semble constituer une des mesures les plus fréquemment évoquée139. La citoyenneté sociale englobe également les nombreuses contributions sur le maintien des services publics (santé, transports, éducation), notamment dans les territoires ruraux. Il s’agit de garantir à toutes et tous l’accès à des services de qualité, qui impliquent, selon certaines doléances moins fréquentes, de lutter contre leur privatisation. L’écologie et les transports figurent également parmi les contributions. Ces sujets peuvent être rattachés à la « citoyenneté sociale » dans la mesure où ils sont souvent évoqués dans les cahiers au prisme de l’équité. La nécessité de repenser nos modes de consommation et de production ainsi que nos modes « d’habiter » les territoires, face au changement climatique et au franchissement des limites planétaires, semble relativement consensuelle. C’est la manière dont cette transformation est conduite qui est interrogée. Cette transformation sociale doit reposer sur des politiques écologiques justes et équitables, qui ne renforcent pas les inégalités sociales et territoriales. Comme les Gilets jaunes (cf. partie I), les contributeurs et les contributrices aux cahiers de doléances ne sont pas climatosceptiques, ni anti-écologistes.
La seconde catégorie de revendications correspond aux dimensions politiques de la citoyenneté. Il s’agit de réduire la distance sociale et géographique par rapport aux responsables politiques nationaux, de mettre fin à ce qui est perçu comme un traitement différencié (et qui se manifeste par des « avantages » et des « privilèges » et un manque de probité) et d’engager des réformes institutionnelles afin de renforcer les possibilités d’expression citoyenne. La notion de pouvoir d’agir fait référence à cette volonté de plus grande reconnaissance sociale, d’écoute et d’association à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques, mais également de participation directe à la chose publique, par le référendum ou par l’implication dans des projets locaux.
Enfin, les enquêtes s’accordent sur la présence relativement faible des sujets liés à la sécurité et à l’immigration, comparés à la place qu’occupent les questions d’inégalités sociales et territoriales, la critique des responsables politiques et les aspirations démocratiques.
Ainsi, les doléances semblent relativement proches de celles émanant du mouvement des Gilets jaunes, témoignant de l’influence du mouvement sur les représentations et les discours de celles et ceux qui se sont déplacés en mairie pour écrire dans les cahiers. En effet, d’abord centrées sur le poids des dépenses et des mesures liées à l’usage de la voiture (taxe sur les carburants, limitation à 80 km/h, etc.), les revendications des Gilets jaunes ont rapidement évolué vers des revendications plus générales au sujet du pouvoir d’achat, et plus largement, sur divers sujets économiques, sociaux et institutionnels. Concernant les cahiers de doléances, les thématiques liées à la voiture sont présentes mais elles ne semblent pas majoritaires. En outre, en cohérence avec le profil des contributeurs et des contributrices (cf. partie I), les contributions dans les cahiers semblent davantage mettre l’accent sur certains sujets tels que les retraitées et retraités en situation de précarité, les femmes précaires et le maintien des services publics en milieux ruraux. Ces comparaisons sont approfondies ultérieurement.
2.1.2 Pouvoir de vivre et pouvoir d’agir : réduire les inégalités vécues comme croissantes entre « eux » et « nous »
Les dimensions sociales et politiques de la citoyenneté traduisent les deux faces d’un même phénomène, c’est-à-dire les conditions pour rétablir une « citoyenneté digne » ou autrement dit, pour « vivre dignement ». En effet, ce principe suppose d’une part, de réduire les inégalités sociales et territoriales, d’autre part, de « démocratiser la démocratie »140. Il s’agit donc de réduire l’écart entre les catégories moyennes et populaires d’un côté, les responsables politiques et les personnes les plus fortunées, de l’autre.
À la lecture des cahiers de doléances, cet écart se traduit par l’omniprésence d’une opposition entre un « nous », qui rassemble de manière plus ou moins explicite, les catégories populaires et moyennes, les artisans et les patrons de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME) et les agriculteurs et agricultrices, et un « eux » ou un « vous », regroupant les responsables politiques nationaux (principaux destinataires des doléances), les personnes les plus fortunées et les grandes entreprises. Cette conscience collective est plus ou moins présente selon les contributions, parfois dissimulée derrière un « je » ou un « on », qui prend la dimension d’un « nous » au cours de la contribution.
Cette conscience sociale permet de mieux comprendre la défiance envers les représentants politiques, et plus largement, envers les journalistes, les intellectuels et autres figures du sommet de la hiérarchie sociale, concentrés à Paris. En effet, la distance exprimée est composée de plusieurs dimensions : sociale (écarts de revenus, avantages fiscaux), politique (sentiment de mépris, manque d’écoute et de considération, ignorance), géographique (sentiment d’éloignement, d’abandon, d’exclusion) et écologique (« nous », dont les politiques écologiques peuvent alourdir le quotidien déjà précaire, par rapport à « eux », les « vrais pollueurs » et dont le style de vie n’est pas remis en cause). La demande de participation citoyenne et de justice sociale et écologique se fonde donc sur l’ensemble de ces dimensions.
« Malgré des revenus qui sont « socialement » acceptables, depuis une dizaine d’années mon époux et moi-même n’avons de cesse de baisser nos dépenses !
Je suis cadre pédagogique, à ce jours nos revenus ne me permette pas ou plus de subvenir aux besoins de nos enfants correctement. Je suis consternée par le mépris du gouvernement, pour autant je suis profondément attachée aux valeurs citoyennes de notre pays. Il me semble que dans un pays comme le nôtre, l’égalité est en friche et il existe bien 2 classes = celles de riches dont il semble que le Président de la République soit à l’écoute et celle de ceux qui survive quotidiennement.
Je souhaite vivement que tous [souligné deux fois] les salaires [rajout sur la ligne du dessous : « et pensions »] soient augmentés. [Signature] » (Femme, Aiffres, Deux-Sèvres)
Travaillant sur les cahiers de la Creuse, Manon PENGAM a identifié que cette distinction peut prendre la forme d’un « nous, les petits » face à un « eux, les grands »141 : les « grands, les maîtres du calendrier politique et économique », sont accusés « de » s’accaparer les ressources », aussi bien financières qu’environnementales »142.
« Arrêtez d’assassiner les petits salaires, les petites retraites, les petits. Arrêtez de faire bénéficier les riches et les gros salaires. » (Libourne, Gironde)
La chercheuse en linguistique relève que cette opposition est tout particulièrement caractéristique des territoires les moins denses et s’applique à tous les thèmes évoqués dans les cahiers de doléances.
Cette opposition entre « eux » et « nous » n’est pas nouvelle. Le sociologue Richard HOGGART a montré qu’elle caractérisait les représentations des catégories ouvrières au milieu du XXe siècle143. Le « nous » révélait un sentiment d’appartenance à une catégorie sociale. Il était fédérateur et associé à un style de vie commun. Cette opposition reposait déjà sur un renversement de la hiérarchie sociale. Il s’agit de valoriser ce « nous » contre « ceux d’en haut ».
« Je suis la France d’en bas. Baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. Oui, trois fois oui » (Extrait de contribution, Solférino, Landes) (Source : DELLA SUDDA Magali, LETOURNEUR, Guillaume [2025]. art. cit.).
| Thème | Les « grands » | Les « petits » |
|---|---|---|
| Aménagement du territoire Rural/Urbain | « Les grands centres urbains »« Les grandes régions » | « Les petites communes » |
| Services publics | « Les grandes structures » | « Les petits collèges »« Les petits hôpitaux » |
| Niveau de revenu | « Les grandes fortunes nationales » | « Les petites pensions »« Les petites retraites » |
| Acteurs économiques | « Les grandes multinationales »« Les grands groupes »« Les grandes sociétés » | « Les petites entreprises »« Les petits patrons »« PME » |
| Agriculture | « Les grandes exploitations polluantes » | « Les petits agriculteurs » |
Tableau 2 - L’opposition entre « nous, les petits » et « eux, les grands » dans les cahiers de doléances de la Creuse
Source : tableau construit par les auteurs et autrices du présent rapport à partir de : PENGAM, Manon (2023), « S’exprimer depuis l’hyper-ruralité. Exprimer l’hyper-ruralité », art. cit. p. 57-58.
Or, comme l’ont montré certains sociologues, cette opposition s’est recomposée au début des années 2000. Certaines populations ont connu de petites trajectoires d’ascension sociale. Certains travaux ont mis en avant la notion de « petits moyens », pour désigner ces personnes qui se situent désormais à la frontière entre les catégories populaires et les catégories moyennes, et caractérisent notamment une partie des habitants et habitantes des zones périurbaines144. Si ces personnes connaissent une situation stable, la peur de la précarité est présente. Ces personnes peuvent exprimer un sentiment d’injustice par rapport aux populations les plus précaires. Grâce aux aides sociales, ces dernières connaitraient des conditions de vie meilleures alors qu’elles ne travailleraient pas et qu’elles ne paieraient pas d’impôt. Il s’agit donc à la fois de se distinguer de « ceux d’en haut » et de « ceux d’en bas », désignés par des expressions chargées péjorativement telles que « les assistés », les « étrangers », les « cas’soc », etc. C’est la raison pour laquelle le sociologue Olivier SCHWARTZ parle de « conscience sociale triangulaire » ou d’une « tripartition de la conscience sociale dans les catégories modestes »145. Cette conscience repose sur le sentiment que « c’est nous qui payons pour tout le monde ». Ce type de conscience sociale est également présent dans les cahiers de doléances, mais l’opposition entre « nous, les petits » et « eux, les grands » semble prédominante.
Enfin, cette opposition révèle une volonté, plus ou moins explicite, d’« incarner le peuple », comme cela a été étudié dans le cas des Gilets jaunes (cf. partie I). Dans les cahiers de doléances, l’opposition entre « nous » et « eux » remet en cause la légitimité et la représentativité des responsables politiques et, plus largement, d’un système représentatif dévoyé en prenant des formes aristocratiques ou oligarchiques. Cette volonté d’incarner le peuple s’appuie également sur une référence importante à la période révolutionnaire et aux symboles républicains. La devise nationale est souvent reprise afin de souligner que les principes (liberté, égalité, fraternité) qu’elle énonce ne correspondent pas ou plus à la réalité. Le cahier de doléances constitue en lui-même une référence à la période révolutionnaire. La représentativité du peuple s’incarne par la diversité des témoignages et des revendications exprimées dans les doléances et par la revendication (ou la simple affirmation) du caractère ordinaire de la personne qui énonce).
« En ce pays, la fraternité, la liberté, et l’égalité ne sont plus d’actualité. Que le gouvernement descende des cieux pour voir où en est le peuple. il ne faut pas oublier que c’est le » petit » qui fait gagner de l’argent au » grand » et que si il y a des retraités c’est qu’ils ont bossé avant alors arrêtes de les plumer et de les traiter d’improductifs. Quand à la CSG !!! à voir. » (Contribution signée, Bouscat, Gironde)
Ainsi, comme l’a noté le sociologue François BUTON pour les Gilets jaunes, l’importante appropriation des cahiers de doléances par les citoyens révèlent une prétention « rare sinon inédite, de légitimation de leur parole en tant qu’individus ordinaires devenus protagonistes de l’Histoire, pleinement citoyens »146.
En se déplaçant dans les mairies et en rédigeant dans les cahiers de doléances, les contributeurs et les contributrices ont réalisé un geste citoyen chargé historiquement, visant à participer à une histoire qui s’est écrite jusque-là « sans nous, le peuple ».
Cette contribution à l’histoire sociale nationale doit permettre de rétablir une vie « digne » et « décente » pour toutes et tous, principes qui s’appliquent à la fois aux revendications sociales, fiscales, démocratiques et écologiques, comme le montre la contribution suivante, qui met en évidence ces principes.
« Depuis 40 ans, ils ont écrit une histoire sans nous, le peuple » (Extrait de contribution, Pyrénées-Atlantiques)

Figure 9 - Photographie d’une contribution
(Femme, Aiffres, Deux-Sèvres) (Archives départementales des Deux-Sèvres, fonds 2145 W 2 GJ).