Annexe

📄 Fiche initiative 6 : La démarche du club des entrepreneurs du Sud-Vienne

Présentation de l’entreprise

Nom de l’entreprise : Club des Entrepreneurs du Sud-Vienne (CESV)

Ville : Lhommaizé (actions sur le périmètre de deux communautés de communes : Vienne et Gartempe et Civraisien en Poitou)

Département : Vienne

Nombre d’entreprises adhérentes : 180 dont 85 % de TPE

Objet de l’association : le club a pour vocation de réunir l’ensemble des catégories d’entreprises issues de l’industrie, du commerce, de l’artisanat, des services afin de conduire des actions communes de mise en valeurs des savoir-faire, du dynamisme des acteurs économiques du Sud-Vienne, de son environnement et de son patrimoine.

Présentation du projet de transition

Historique de la démarche

Créé en 2011, le club est l’émanation de l’association pour le développement économique 86 (ADECO 86) qui a vu le jour en 1989. En 2019, s’amorce le projet de création d’un groupement d’employeurs qui sera lancé en 2020.

En 2023, il a participé à la création d’une démarche d’écologie industrielle et territoriale (EIT) qui permet entre autres de récupérer à l’échelle du territoire, les déchets plastiques provenant du changement des compteurs électriques (lors du changement pour passage au compteur intelligent). Un plasturgiste du Sud Vienne broie ces déchets plastiques et en fait des billes qui sont ensuite utilisées par une autre entreprise du territoire qui fabrique des dalles plastiques et des clés de compteurs.

Au-delà de ce projet emblématique, les adhérents s’inscrivent dans une démarche de sobriété et organisent à l’échelle du territoire des actions en lien avec l’économie circulaire (matériauthèque, ressourcerie par exemple).

Facteurs de réussite identifiés

  • Une fédération de 180 entreprises de toutes tailles qui facilite l’insertion dans le tissu local.
  • Un travail de mise en réseau pour que les entreprises travaillent au maximum avec les acteurs économiques de proximité avec comme premier effet positif la réduction de tous les déplacements.
  • Un accompagnement du club auprès de ses adhérents qui se décline par :
  • - partage d’expérience/de temps en commun avec des rencontres régulières ;

    - de la mise en relation 

    - un déploiement d’actions communes (ex : déploiement de véhicules électriques avec l’appui de la centrale nucléaire de Civaux, actions de renaturation avec des actions en faveur de la protection de la biodiversité).

Freins identifiés par les entreprises adhérentes pour leur propre développement

  • Lourdeurs administratives qui découragent les dirigeants de TPE.
  • Les sujets de RSE qui sont tout aussi lourds comme l’établissement d’un bilan carbone qui est chronophage.
  • La complexité des réponses aux appels d’offres pour les TPE qui déplorent un manque d’outillage juridique.
  • Les longs délais d’obtention de financements qui forcent certaines entreprises à abandonner leurs demandes. C’est particulièrement le cas pour les fonds européens. Il semble important pour ces entreprises de pouvoir trouver un moyen de dépasser ces complexités en lien avec les financements de la transition écologique.
  • Des politiques trop descendantes qui ne tiennent pas compte des particularités locales et des initiatives déployées localement.

Conclusion/observations

Dans quelle mesure cette démarche est-elle réplicable et à quelle échelle ?

Cette démarche est totalement réplicable en milieu rural à l’échelle d’un ou plusieurs EPCI. La particularité de ce club d’entreprises est qu’il inclue dans ses membres des représentants de la Centrale nucléaire de Civaux qui sont investis. L’implication de grosses entreprises sur un territoire dans une organisation similaire joue un véritable rôle de locomotive pour mener des actions communes et renforcer la collaboration avec les PME et TPE de leur territoire.