Conclusion
La réduction des émissions de gaz à effet de serre, la restauration de la biodiversité et des services écosystémiques, la préservation de la santé humaine, la prévention des risques climatiques ainsi qu’une gestion raisonnée des ressources naturelles constituent des impératifs pour garantir la résilience du territoire et la pérennité des activités économiques.
Le dérèglement climatique nous oblige à nous passer des énergies fossiles importées et sur lesquelles l’industrie néo-aquitaine est encore largement adossée et pour cela, l’électrification des procédés est un levier important pour atteindre la neutralité carbone. Toutefois, dans quelles conditions pourra-t-on répondre à l’électrification des usages attendus ?
Des innovations vont permettre de réduire fortement les émissions du transport aérien, mais aura-t-on assez d’énergie, de ressources ou assez d’eau pour les réaliser ?
Le recyclage limite les déchets, mais quelle quantité de produits chimiques et d’eau faudra-t-il pour assurer leur traitement si paradoxalement le recyclage encourage à la surconsommation ?
Face à la complexité de ces enjeux, réussir à concilier transition écologique et mutation industrielle est désormais devenu incontournable et pose deux questions :
- Comment réussir à restaurer la santé du vivant ?
- Quelle industrie désire-t-on, pour quelle insertion territoriale et quelle production ?
Les dirigeants industriels, les salariés, les décideurs publics, les citoyens ont besoin de s’accorder sur une vision commune de l’avenir :
- En sachant quelle industrie implanter, développer, transformer et de quelle manière ;
- En établissant quel récit et quelles opportunités construire pour nos territoires sachant que 45 % du PIB régional dépend d’une biodiversité aujourd’hui en péril.
Dans ce contexte, la robustesse des entreprises, c’est-à-dire leur capacité à absorber les chocs tout en maintenant leur activité et à générer durablement de la valeur, offre des perspectives pour laisser la place à de nouveaux modèles d’affaires. Mais de quelle valeur parle-t-on ? L’économie ne peut plus se contenter de la seule valeur marchande pour s’organiser. La circularité, la coopération, associées à l’adaptabilité et à la transformabilité déjà à l’œuvre dans les territoires, ouvrent désormais la voie à une réflexion plus globale sur nos besoins et nos usages qui devront mettre au premier plan la sobriété.