Condition 2 — Une vision stratégique qui doit s’opérer à différentes échelles
L’engagement dans un projet commun de transition doit s’inscrire dans une stratégie globale déterminée avec des axes clairs qui permettront aux entreprises de tenir un cap. Sans vision politique et économique stable, les entreprises et les territoires ne seront pas en mesure d’assurer la pérennité de leurs projets.
Une vision politique stable, cohérente et exemplaire pour construire une stratégie viable
Stabiliser les orientations politiques nationales pour permettre aux acteurs d’investir dans la durée
Le contexte actuel, particulièrement fluctuant, où la transition écologique risque d’être mise en suspens sous prétexte d’impératifs économiques immédiats, jette un flou sur les orientations à venir. Une instabilité politique, des échéances repoussées, des renoncements ou des reports d’interdictions, des budgets à la baisse, sont autant d’exemples qui contribuent au fait que les décideurs, qu’ils soient publics ou privés, ne savent pas comment orienter leurs investissements. Ce n’est pas tant la question des normes environnementales contraignantes, même si elles existent, mais plutôt l’incertitude sur le cap à tenir qui rend la prévision compliquée. De plus, la situation économique préoccupante amène un risque fort que la transition ne se fasse pas ou que trop lentement.Si cette stabilisation doit d’abord s’opérer à l’échelle nationale et européenne, les politiques régionales doivent également s’aligner avec les enjeux locaux pour concilier développement économique et protection environnementale. Cela oblige à concentrer les efforts là où ils seront les plus utiles et de réfléchir à des objectifs plus larges que la seule décarbonation.
Hiérarchiser les ambitions régionales et incarner une politique d’exemplarité
La réussite des ambitions repose sur des choix stratégiques, adaptés aux spécificités de la Nouvelle-Aquitaine guidés par trois exigences :
La cohérence des ambitions
Il n’est plus possible d’envisager de réindustrialiser sans intégrer pleinement les enjeux environnementaux et sociaux, en particulier l’emploi. La question de la cohérence se pose ainsi dans la construction des politiques locales qui doivent poursuivre leurs efforts pour élaborer des politiques décloisonnées garantissant la cohérence dans l’élaboration des ambitions. Ainsi, renforcer l’articulation entre le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), qui définit la stratégie d’aménagement et le Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) qui oriente la stratégie économique, semble indispensable dans le cadre de l’élaboration d’une politique de réindustrialisation à l’échelle régionale. Le rééquilibrage socio-économique entre territoires favorisés et défavorisés doit également être considéré dans cette recherche de cohérence.
La priorisation des objectifs
La cohérence dans l’élaboration est une chose mais toutes les politiques ne peuvent être menées de front avec le même niveau de financement. Pour cette raison se pose la question de la priorisation des ambitions. La Nouvelle-Aquitaine n’est pas un territoire de grande industrie fortement émettrice de gaz à effet de serre comme peuvent l’être d’autres régions (exemple des Hauts de France ou de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Mais l’industrie régionale émet d’autres polluants atmosphériques et rejette des substances dangereuses dans l’eau et les sols. De plus la problématique de l’augmentation des risques de conflits d’usages se pose sur différentes ressources naturelles (sols, eau, bois, minerais). Ces éléments doivent permettre de hiérarchiser les actions associées aux ambitions Néo Terra et Une Seule Santé et les financements qui les accompagnent pour avoir un réel effet levier sur un développement industriel en adéquation avec les impératifs environnementaux.
L’exemplarité des actions
L’exemplarité est d’abord une responsabilité politique : il s’agit de montrer qu’il est possible d’allier attractivité économique et exigence écologique et de le démontrer par des pratiques concrètes, visibles et évaluables. Pour cela, la Nouvelle-Aquitaine doit s’appuyer sur des outils concrets comme :
- Le conditionnement des aides : les éco-socio-conditionnalités, qui permettent de conditionner l’obtention d’une subvention à un certain nombre d’exigences en matière sociale et environnementale, doivent devenir la règle et non une variable d’ajustement, afin d’éviter que les financements publics ne soutiennent des modèles industriels contraires aux objectifs environnementaux.
- Les évaluations d’impact : elles permettent de renforcer des choix opérés ou à l’inverse de corriger des trajectoires inadaptées. En mettant en avant des réussites d’expérimentations locales, la Région peut inspirer d’autres acteurs et devenir ainsi un moteur de la mutation industrielle régionale. En Nouvelle-Aquitaine, des outils d’évaluation des politiques régionales existent mais ils sont encore insuffisants pour constituer un outil efficace d’aide à la décision. Avec une méthodologie plus rigoureuse en matière d’indicateurs de suivi, le rapport de développement durable régional, obligatoire pour les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants 89, permettrait de bénéficier d’une approche globale et précise de l’action régionale sur l’année écoulée et des dynamiques s’écartant de la trajectoire souhaitée 90. À titre d’exemple, le coût de la tonne de CO2 évité, pourrait être un bon indicateur pour évaluer l’efficacité des politiques régionales et nationales en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
- La commande publique : utilisée pour orienter les marchés vers les productions locales et durables, elle peut devenir un véritable levier de transformation favorable à l’industrie régionale. La construction des appels d’offre peut être calibrée de façon à proposer un certain nombre d’exigences à respecter pour emporter le marché.
- En parallèle, la question de l’accès aux marchés publics se pose aux plus petites entreprises. Certaines entreprises régionales qui pourraient y prétendre, principalement les TPE et PME, n’ont pas les ressources nécessaires pour répondre aux appels d’offre. C’est une préoccupation importante dont pourrait se saisir la Région pour faire évoluer ses pratiques, tout en répondant aux exigences règlementaires.
» PRÉCONISATIONS
Une vision politique stable, cohérente et exemplaire pour construire une stratégie viable
12. Établir au niveau national, en concertation avec les partenaires, une liste des productions essentielles pour la France, pour permettre ensuite aux Régions de cibler celles qu’il serait possible et pertinent d’accueillir (celles pour lesquelles on dispose déjà du savoir-faire, d’entreprises donneuses d’ordre, de compétences, de capacités d’innovation entre autres). En s’appuyant sur ces orientations nationales, la Région pourrait ainsi élaborer une feuille de route pour savoir quel type d’industrie elle peut aider à s’implanter sur son territoire en tenant compte de ses capacités économiques, sociales et environnementales.
13. Développer les évaluations d’impact (ex post) et renforcer la méthodologie pour le choix des indicateurs utilisés dans le cadre du rapport de développement durable.
14. Renforcer l’articulation entre le SRADDET et le SRDEII pour faire converger les stratégies d’aménagement du territoire, de transition écologique et de développement économique. Ajouter aux schémas directeurs une cartographie actualisée des vulnérabilités régionales face aux principaux enjeux environnementaux.
15. Les conclusions de ces évaluations et de l’articulation entre les grands schémas régionaux permettront de mieux hiérarchiser l’accompagnement financier de la Région et de mieux cibler les structures bénéficiaires.
16. Systématiser l’application des éco-socio-conditionnalités dans les règlements d’intervention, les appels à projets et appels à manifestation d’intérêts de la Région et les rendre plus ambitieuses au fil du temps, tout en évaluant régulièrement leur application..
17. Mieux calibrer les appels d’offre pour soutenir les entreprises locales portant des engagements environnementaux forts.
18. Renforcer la coordination régionale des impacts de la transition écologique sur l’emploi et la formation professionnelle (déploiement de dispositifs de reconversion par exemple).
Une vision locale : redynamiser le territoire en renforçant la prise en compte de tous les enjeux environnementaux
Une nécessaire planification complémentaire à l’échelon local
La réindustrialisation ne peut pas se faire n’importe où et n’importe quand. Une planification complémentaire à l’échelle locale est nécessaire. Dans le cadre d’une implantation industrielle, les entreprises ont besoin de foncier certes mais aussi d’un certain nombre d’infrastructures et de services qui lui permettront de débuter la production dans de bonnes conditions comme par exemple la proximité de réseaux de transport (routier, ferroviaire, aérien) pour l’approvisionnement et l’acheminement des marchandises, le raccordement électrique ou encore la proximité d’un datacenter.Néanmoins l’implantation ou l’extension d’une unité de production ne peut pas se décider seulement au regard des incitations économiques. Un projet industriel transforme durablement le territoire et doit donc s’inscrire dans une stratégie partagée, qui articule développement économique, transition écologique et qualité de vie. Connaître les spécificités territoriales locales et surtout ses vulnérabilités, sont un préalable indispensable à toute stratégie d’aménagement qui ambitionne un développement pérenne et résilient.Cela signifie également d’avoir une visibilité sur la disponibilité des ressources naturelles locales nécessaires à la production industrielle, sur les risques systémiques mais aussi une bonne connaissance de l’ensemble des impacts possibles du projet, qui vont permettre de procéder à des choix éclairés.
La transition : une démarche portée par une vision d’entreprise fédératrice
Impulser le changement : le rôle clé du dirigeant
Si les grandes orientations politiques européennes, nationales et régionales, ainsi que les stratégies de développement intercommunal, doivent donner un cap aux entreprises, le principal facteur de réussite des démarches de transition réside avant tout dans son portage. Si certaines entreprises se sont construites en intégrant d’emblée dans leur modèle économique une démarche environnementale, d’autres doivent se réinventer pour le faire. Elles doivent investir mais aussi recruter voire se restructurer, ce qui n’est pas un chemin facile, particulièrement dans le contexte actuel. De plus en plus d’entreprises réussissent tout de même à se doter de salariés spécialisés en démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) qui établissent des diagnostics sur les activités de l’entreprise pour réorienter certaines politiques et sensibiliser les dirigeants et les salariés. Néanmoins, la réussite d’une démarche globale de transition réellement impactante repose avant tout sur un portage fort, capable de fédérer les salariés autour d’une vision commune et de les impliquer pleinement dans le projet.
Plusieurs exemples en Nouvelle-Aquitaine montrent que le tournant décisif d’un projet est passé par un portage fort au sein d’une entreprise. C’est le cas par exemple des démarches engagées par l’entreprise Lamécol (Gironde) et la filature Fonty (Creuse). Leurs dirigeants ont eu la volonté forte d’amorcer une mutation écologique et sociale de leur entreprise qui accompagne parallèlement une transformation économique globale.
FOCUS INITIATIVE 1 :
La transformation de l’entreprise Lamécol pour l’utilisation d’une ressource locale : le pin maritime
Présentation de l’entreprise :
Nom de l’entreprise : Lamécol
Ville : Canéjan
Département : Gironde
Nombre de salariés : 76 salariés hors intérimaires<
Description de l’activité : fabrication d’éléments de structures en lamellé collé
Démarche de transition : utilisation d’une ressource locale, le pin maritime.
Traditionnellement, Lamécol utilisait du bois du nord (principalement de l’épicéa) et travaillait très peu le pin maritime, pourtant ressource locale, car il avait très mauvaise réputation dans le secteur de la construction. En 2015, un tournant stratégique s’amorce avec l’arrivée de Laurent DAUDIGNY à la direction de Lamécol qui a eu une volonté très forte d’utiliser cette ressource locale. Il a alors lancé une réflexion sur l’utilisation du pin maritime dans l’entreprise, en misant sur ses propres qualités et en améliorant les process de transformation de l’entreprise pour l’adapter au produit lamellé collé.
L’entreprise s’engage alors dans une démarche d’innovation et de valorisation de la ressource locale.
La crise sanitaire liée à l’épidémie de COVID19, suivie par la guerre en Ukraine, entraine de profondes perturbations économiques avec notamment une flambée des prix des bois du nord. Ces événements accélèrent la décision stratégique de reconcentrer la production de l’entreprise en pin maritime.
Cette orientation répond également à une demande croissante du marché pour une construction en bois local. Un déclencheur majeur de la mise en œuvre de la démarche par l’entreprise a été le fait de remporter un marché public. Il a en effet nécessité une coordination étroite avec les scieurs du massif pour adapter rapidement la chaine de production.
D’autres chantiers ont suivi, confirmant le bien-fondé de cette nouvelle stratégie. L’entreprise a dû adapter sa ligne d’aboutage afin de mieux traiter le pin maritime et répondre aux exigences de qualité.
Face à l’augmentation de la production, un projet d’agrandissement de l’usine est aujourd’hui en cours avec la construction d’un nouveau bâtiment permettant ainsi d’avoir un bâtiment dédié au lamellé collé et un bâtiment dédié à l’activité ossature bois.
La stratégie de l’entreprise a alors totalement basculé et aujourd’hui, cette ressource locale représente 95 % de la production de Lamécol.
Points forts du projet :
- La vision et la volonté du dirigeant.
- La mobilisation de l’ensemble de l’équipe.
- Des compétences disponibles en interne.
- Une adaptation des outils industriels.
Les autres facteurs de réussite identifiés:
- Une demande accrue en utilisation de ressources locales de la part des maîtres d’ouvrage (circuits courts, enjeux de décarbonation de la construction).
- La valorisation des déchets (revente des chutes de bois en tant que bois énergie).
FOCUS INITIATIVE 2 :
La restructuration de la filature Fonty par une production écologique et locale
Présentation de l’entreprise :
Nom de l’entreprise : Fonty
Ville : Rougnat
Département : Creuse
Nombre de salariés : 30 permanents
Description de l’activité : filature et teinture de laines et matières naturelles
Démarche de transition : restructurer l’entreprise par une production écologique et locale.
En reprenant cette entreprise en difficulté, le dirigeant actuel, seul investisseur au départ, s’est donné comme objectif de la faire revivre avec un environnement écologique et humain de qualité. Tout en conservant le caractère traditionnel de la confection (machines électromécaniques datant des années 1950 à 1980), il a modifié son modèle : passer d’une production de laine rustique à une fabrication de fil à tricoter haut de gamme, à mi-chemin entre artisanat et industrie.
Une démarche de transition avait été amorcée par le dirigeant précédent qui a fait installer une station d’épuration écologique pour rejeter les eaux de teinture dépolluées dans le Cher. Le projet actuel cible une rénovation énergétique par une installation photovoltaïque sur toiture et par la restauration du bief (canal patrimonial de dérivation du Cher) qui va permettre l’installation d’une turbine hydroélectrique. Grâce à ces projets, l’entreprise va cesser d’avoir recours au gaz naturel et ainsi réduire fortement ses émissions de gaz à effet de serre et ses coûts énergétiques mensuels.
En complément, la mutation de l’entreprise s’est appuyée sur une transition sociale : la répartition du temps de travail a été revue pour favoriser la vie de famille des employés, les salaires ont été revalorisés avec une reconnaissance de l’ancienneté et la gestion est beaucoup plus collaborative. En 8 ans, l’entreprise a gagné 20 salariés.
Points forts du projet :
- La vision et la volonté du dirigeant.
- La nouvelle organisation du travail qui a maintenu et développé l’emploi.
- Des compétences disponibles en interne pour la maintenance des machines.
Les autres facteurs de réussite identifiés:
- La captation d’un nouveau marché en développant diverses collaborations et en mettant en avant les engagements de l’entreprise pour une production locale française ainsi qu’une production plus écologique.
- Un accueil favorable des acteurs locaux et soutien permanent grâce à la création et à la pérennisation des emplois par l’entreprise.
Ces deux exemples démontrent la façon dont la détermination d’un dirigeant peut porter la transformation globale d’une entreprise pour la rendre plus robuste. Dans les deux cas présentés, les démarches de mutation sont multiples, de la transition hydrique à la réorganisation du travail, en passant par la décarbonation des modes de production ou encore la valorisation des déchets. Ils montrent également que cette vision est un point de départ essentiel mais que la réussite de ces projets a été déterminée par l’association d’autres facteurs. En premier lieu, le fait que les démarches de transitions n’étaient pas isolées mais constituaient au contraire le socle d’une stratégie globale de développement de l’entreprise. Ensuite, l’implication des salariés, cœur de l’entreprise, est importante tout autant que leurs compétences. De plus, leur adhésion au projet, leur sensibilisation a des répercussions positives sur tous les aspects de leur vie quotidienne. Dans ces deux cas, avoir des compétences en interne a facilité les transformations techniques nécessaires.Enfin, parmi les autres facteurs de réussite identifiés, la constitution de nouvelles collaborations et la capacité à capter de nouveaux marchés ont facilité la réussite des démarches et ont permis de sécuriser le modèle économique. Ces deux exemples illustrent en effet l’évolution de la demande vers une production plus locale et plus respectueuse des ressources naturelles. Le portage de ces démarches permet aux entreprises d’en faire de sérieux atouts marketing permettant d’accéder à des marchés publics et privés de plus en plus exigeants en matière environnementale (circuits courts, sobriété dans l’utilisation des ressources…).
Le changement porté par les salariés : l’exemple de l’initiative « Radar travail environnement »
L’implication des salariés est essentielle pour la réussite des projets de transition. Si les dirigeants sont les moteurs de la transformation de leur entreprise, les salariés peuvent aussi impulser une démarche de transition. Une étude de l’institut CSA pour l’ADEME de juin 2021 montre une forte préoccupation des salariés pour l’écologie 91 :
78 % des salariés choisiraient, à offres équivalentes, de rejoindre une entreprise engagée pour la transition écologique.
68 % des salariés veulent être formés aux enjeux de la transition écologique dans leur entreprise.
42 % des salariés souhaiteraient, sur le long terme, changer de métier ou se reconvertir pour exercer un emploi plus en lien avec l’écologie.
Depuis la loi du 22 août 2021 dite « Climat et résilience » et l’Accord National Interprofessionnel du 11 avril 2023 relatif à la transition écologique et au dialogue social, le Comité Social et Économique (CSE) dispose de prérogatives environnementales qui permettent aux élus CSE de questionner la politique environnementale de l’entreprise et instaure l’obligation d’informer et de consulter le CSE des conséquences environnementales de l’activité des entreprises.C’est l’ambition de l’initiative « Radar Travail Environnement » porté par l’organisation syndicale CGT et le collectif étudiant Pour un réveil écologique.Les salariés peuvent demander, via les représentants du personnel, à établir un état des lieux de la politique environnementale de leur entreprise ou de leur administration sur la base de données objectives.L’ensemble des salariés seront par la suite sollicités pour formuler des propositions d’évolution qui seront portées à la connaissance de la direction afin d’être mises en œuvre. Cet outil est en cours de déploiement et actuellement plus d’une centaine de diagnostics ont d’ores et déjà été mis en place à l’échelle nationale (Figure 39). En Nouvelle-Aquitaine, 18 syndicats engagés dans une démarche sont actuellement recensés dont la moitié concerne des entreprises.À l’échelle départementale, des projets sont présents sur 9 départements sur 12, à l’exception de la Corrèze, de la Dordogne et du Lot-et-Garonne
Figure 39 — Répartition sectorielle des démarches « Radar travail environnement recensées en Nouvelle-Aquitaine en 2025.

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Une vision locale : redynamiser le territoire en renforçant la prise en compte de tous les enjeux environnementaux
19. ÉAccompagner les projets de dirigeants notoirement engagés dans la transition écologique et valoriser ces exemples vertueux.
20. Au-delà du dirigeant qu’il faut sensibiliser et accompagner, les salariés doivent être embarqués et être partie prenante..
21. Dans le cadre des éco-socio-conditionnalités, consulter les représentants du personnel en sollicitant l’avis du CSE préalablement à l’attribution d’une subvention.